Participation et empowerment

La participation renvoie à une volonté politique d’impliquer de manière active les individus dans les processus de décision et les projets les concernant. Elle apparaît comme un leitmotiv dans diverses chartes et déclarations de l’OMS relatives à la promotion de la santé (Absil et Vandoorne, 2004) et le droit de participation des usagers est inscrit dans la loi n°2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale.

Sans susciter, ni permettre la participation, on laisse penser aux personnes que leur avis n’a pas de valeur, et que les institutions de la société pensent et décident pour elles. A contrario, la mise en œuvre de la participation contribue au bien-être car elle donne aux personnes le sentiment d’être importantes, bienvenues et appréciées, et elle suscite l’affiliation sociale.

De plus, elle permet de développer des ressources personnelles (comme les capacités de communication, le sentiment de compétence, l’estime de soi, la conscience critique etc.) et des ressources sociales via la constitution de réseaux sociaux sociaux (de Winter, Baerveldt et Kooistra, 1999).

C’est d’ailleurs sur la participation active que repose l’empowerment, c’est à dire le processus d’aide à la réalisation de ce qui est en puissance chez une personne ou une communauté (Saïas, 2009) dont l’issue est le pouvoir d’agir (Le Bossé, 2003 ; Ninacs, 2008). Le développement du pouvoir d’agir implique une articulation entre la mise en action et la disponibilité de ressources individuelles et collectives au regard d’un changement visé dans un contexte particulier (Le Bossé, 2003).

L’accompagnement émancipateur et l’empowerment individuel. (N.COULON)

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à lire Journal du Droit des Jeunes, n° 314 (pp22-27).